Jeudi 13 septembre 2007
¡Hola a todos!
J'ai pris un énorme retard dans ce blog et j'en suis désolée! Mais ça ne m'étonne qu'à moitié, car mes seules tentatives de tenir un journal intime se sont soldées par...un terrible échec! : ).
Ce début de semaine a été très chargé. Nous avons enfin rencontré notre contact à de la Villa Grimaldi ( une association qui s'occupe de faire de la Villa Grimaldi, lieu de détention et de torture sous Pinochet, un lieu de mémoire, rebaptisé Parque por la Paz (Parc pour la Paix), et nous avons assisté à une des multiples activités de cette association, qui, bien qu'étant reconnue par le gouvernement chilien, dispose de très peu de moyens. Nous avons donc embarqué, Marie-Placide, Tristan et moi (je vous présenterai la "french team" plus tard, il faut bien un peu de suspense pour que vous me lisiez pendant les 10 mois à venir!) pour le sud-est de Santiago, al Cajón del Maipo, où, dit-on, il y a "de l'air pur et la nature toute l'année". C'est sûr que, par rapport à la couche de pollution qui s'accumule au-dessus du centre-ville, le Cajón del Maipo, au pied des montagnes, est la réserve d'air frais des "Santiaguinos" en été. Le reste de l'année, l'endroit aurait l'air désert si le Colegio Antuquelen Andino ne mettait pas un peu d'ambiance...
El colegio Antuquelen
Andino.
Une élève devant la belle fresque du Lycée
Le Colegio ressemble un peu à ces écoles perdues de îles, regroupant toutes les classes d'âges, accueillant même les chiens errants, et d'où il se dégage une atmosphère de sérénité, pleine de vie. La Villa Grimaldi effectue des missions pédagogiques dans les lycées de Santiago, en organisant ses expositions itinérantes sur le journal d'Anne Frank et la période de la dictature au Chili, en formant les élèves les plus âgés à être les guides de ces expositions pour les plus jeunes. C'était génial de voir que les guides expliquaient la dictature avec leurs propres mots, et avec une passion, un engagement surprenant! Je crois que c'est une bonne chose pour le Chili, car si une bonne partie des générations post-dictature fait l'autruche, et désire tourner la page sans même la lire et tenter de l'expliquer, d'autres jeunes portent ce problème à bras le corps, et luttent pour un idéal, celui d'une plus grande solidarité, d'une plus grande égalité pour le peuple Chilien qui a souffert et souffre encore de nombreuses discriminations. Et je crois que "la meilleure façon de marcher" vers cet idéal, c'est que les chiliens puissent apprendre de leur passé, sans haine, ni peur. La citation de Jacques Kerouac, qui apparaît au tout début de la fresque de l'école résume bien l'incroyable énergie, rebelle et noble, de nos guides.
"Parce que les seules personnes qui m'intéressent
sont celles qui sont folles. Folles de vie, folles de paroles, folles de se sauver, celles qui ont envie de tout, et en même temps, celles qui ne bâillent jamais, mais qui brûlent,
brûlent..." ...Ma traduction est très approximative...aussi, ne m'en veuillez pas trop si la poésie n'est pas au rendez-vous...
J'ai pris un énorme retard dans ce blog et j'en suis désolée! Mais ça ne m'étonne qu'à moitié, car mes seules tentatives de tenir un journal intime se sont soldées par...un terrible échec! : ).
Ce début de semaine a été très chargé. Nous avons enfin rencontré notre contact à de la Villa Grimaldi ( une association qui s'occupe de faire de la Villa Grimaldi, lieu de détention et de torture sous Pinochet, un lieu de mémoire, rebaptisé Parque por la Paz (Parc pour la Paix), et nous avons assisté à une des multiples activités de cette association, qui, bien qu'étant reconnue par le gouvernement chilien, dispose de très peu de moyens. Nous avons donc embarqué, Marie-Placide, Tristan et moi (je vous présenterai la "french team" plus tard, il faut bien un peu de suspense pour que vous me lisiez pendant les 10 mois à venir!) pour le sud-est de Santiago, al Cajón del Maipo, où, dit-on, il y a "de l'air pur et la nature toute l'année". C'est sûr que, par rapport à la couche de pollution qui s'accumule au-dessus du centre-ville, le Cajón del Maipo, au pied des montagnes, est la réserve d'air frais des "Santiaguinos" en été. Le reste de l'année, l'endroit aurait l'air désert si le Colegio Antuquelen Andino ne mettait pas un peu d'ambiance...
Une élève devant la belle fresque du Lycée
Le Colegio ressemble un peu à ces écoles perdues de îles, regroupant toutes les classes d'âges, accueillant même les chiens errants, et d'où il se dégage une atmosphère de sérénité, pleine de vie. La Villa Grimaldi effectue des missions pédagogiques dans les lycées de Santiago, en organisant ses expositions itinérantes sur le journal d'Anne Frank et la période de la dictature au Chili, en formant les élèves les plus âgés à être les guides de ces expositions pour les plus jeunes. C'était génial de voir que les guides expliquaient la dictature avec leurs propres mots, et avec une passion, un engagement surprenant! Je crois que c'est une bonne chose pour le Chili, car si une bonne partie des générations post-dictature fait l'autruche, et désire tourner la page sans même la lire et tenter de l'expliquer, d'autres jeunes portent ce problème à bras le corps, et luttent pour un idéal, celui d'une plus grande solidarité, d'une plus grande égalité pour le peuple Chilien qui a souffert et souffre encore de nombreuses discriminations. Et je crois que "la meilleure façon de marcher" vers cet idéal, c'est que les chiliens puissent apprendre de leur passé, sans haine, ni peur. La citation de Jacques Kerouac, qui apparaît au tout début de la fresque de l'école résume bien l'incroyable énergie, rebelle et noble, de nos guides.